Licencié pour faute grève chez TESSI : témoignage

Publié le 13 février 2012 par L'as de Madrid and un invité | Catégorie : Actualité, Analyse

Le groupe TESSI, aux mains de la famille Rebouah depuis 1979 ne semble pas touché par la crise. En 2011, la fortune de son PDG (Marc Rebouah) s’élevait à 108 millions d’euros, enregistrant une augmentation de plus de 40% par rapport à 2010. La famille Rebouah compte ainsi parmi les plus fortunée de France. Au sein de l’entreprise pourtant, on rationne les tickets restaurants, on augmente les cadences et les salaires stagnent. Un mouvement de grève sans précédent a été déclenché la semaine dernière par des salariés de l’entreprise. L’un d’entre eux a aussitôt été licencié sous un prétexte absurde. A l’heure où une personne sur dix est touchée par le chômage, nous avons tenu à diffuser son témoignage.

Par Gaston Roland

J’ai été embauché par la boîte Tessi le 20 janvier 2012 en tant qu’agent au service du tri du courrier de 7h à 10h30 du lundi au vendredi, dans les bureaux de l’un des grands clients de l’entreprise : la banque ING Direct. Ce qui m’a d’abord marqué dans cet emploi, c’est d’apprendre que les grosses entreprises telles que ING, SFR… faisaient appel à de petites boîtes privées pour déléguer à d’autres les tâches les plus ennuyeuses, insignifiantes, et pourtant indispensables à la possibilité même du fonctionnement de leur activité. Loin d’être perçue comme une contrainte, cette tâche semble même être attribuée par ING comme s’il s’agissait d’un privilège. En s’y soumettant, Tessi s’engage à remplir sa mission avec la plus grande efficacité sous peine de sanctions pour le responsable et ses employés. Recruté pour un CDD de 6 mois (seule et unique modalité d’embauche auprès du client ING Direct), j’ai été mis à l’essai pour une période d’un mois au cours duquel il m’a était demandé « de fournir le meilleur de moi-même » dans le but d’atteindre le plus rapidement possible une moyenne de 160 enveloppes ouvertes et correctement triées pour une heure de travail.

Chez TESSI, le temps c’est de l’argent
Le premier jour de mon intégration dans l’équipe, c’est au personnel avec le plus d’ancienneté qu’a été confié le soin de ma formation, la monitrice générale du service Gisèle n’ayant que très peu de temps à perdre auprès d’un nouvel élément débutant. Les premières heures de ma nouvelle activité ont alors consisté à me familiariser avec le rythme de travail imposé, profitant de ma situation de novice pour bénéficier du droit de poser des questions à Erwan mon formateur principal à chaque nouvelle enveloppe ouverte. Cependant, j’ai rapidement été amené à comprendre que la responsabilité d’Erwan en charge de ma formation ne suspendait en aucun cas l’exigence sur laquelle reposait son salaire, à savoir la même efficacité productive qui servirait de critère décisif à mon embauche définitive. A la bonne volonté du début s’est alors substituée un certain agacement des employés à devoir répondre à mes questions retardatrices. Il m’a donc fallu finir par accepter de remplacer la pleine conscience du travail que j’exerçais par une part d’incompréhension finalement inévitable dans la bonne réalisation des exigences prescrites. L’atmosphère générale est d’ailleurs si noyée dans cette course aux enveloppes contre la montre que personne n’avait pensé à m’indiquer au premier jour qu’il fallait à chaque fois remplir une feuille de travail mentionnant les tâches effectuées et l’heure correspondant au temps passé sur chaque tâche. Je n’ai compris qu’il fallait rendre preuve de mon travail au patron qu’en voyant les autres remplir leur feuille personnelle.

Au départ, il m’a semblé que mes efforts finissaient par payer puisque Gisèle me félicitait pour mes 66 enveloppes à l’heure, m’encourageant ainsi à « continuer comme ça ». Après une semaine, c’était « déjà mieux  que Myriam » qui n’était là que depuis trois semaines et qui ne parvenait pas à satisfaire aux attentes venues d’en haut. Notre situation commune de « nouveaux » nous rapprochant, et en réaction contre l’atmosphère de compétition qui était comme amenée à s’établir entre les membres de l’équipe, c’est avec elle que j’échangeais mes impressions en sortant du bureau. Elle, qui travaillait depuis plusieurs années en tant qu’intérim, n’avait jamais connu d’ ambiance plus austère en entreprise, si bien qu’elle attribuait le caractère désagréable des comportements à un soucis plus personnel que professionnel. A moi, on interdisait de travailler à ses côtés et de m’adresser à elle en cas de doute. Avant même la fin de sa période d’essai, elle savait d’avance qu’elle ne resterait pas. D’ailleurs, la veille de l’annonce de son départ, Samantha avait déjà été appelée en remplacement…Il n’y a pas de temps à perdre chez Tessi.

ing poisson rouge

Cadences rapides chez TESSI et ING : mauvaise blague? Non, un authentique slogan de la banque ING direct.

Puisque Samantha venait d’entrer dans le service, c’était moi qui héritait maintenant de la place intermédiaire entre le statut de débutant toléré et celui d’ancien potentiel. Et si je gagnai une camarade avec qui partager la dureté de cette nouvelle réalité salariale, je perdais en même temps la patience du reste de l’équipe qui, désormais, ne communiquait plus avec moi que pour réclamer la réparation de mes erreurs. Plutôt que de faire simplement remarquer leurs faux-pas aux nouveaux employés, les plus habitués s’attachent en fait à refuser le travail mal fait afin que la nature de l’erreur soit intégrée, et la perte de temps dont ils auraient été victime en quelque sorte restituée. Un ton de reproche permanent s’est donc institué, remplaçant à la longue ma bonne volonté du début par un sentiment de mal aise et d’irritation. J’ai senti plusieurs fois cette pointe agressive chez les employés qui se reprochent régulièrement entre eux de ne rien foutre. Une semaine plus tard, Gisèle nous convoquait Samantha et moi à son bureau, nous informant que nous avions respectivement 2 semaines et 1 semaine de délai pour atteindre le nombre de 130 enveloppes à l’heure, sans quoi nous verrions notre période d’essai se terminer. Ce qu’on nous reprochait aussi, c’était de donner plus de travail aux autres qui n’hésitaient alors pas à raller à chaque erreur ou à chaque absence.

Licencié pour avoir fait grève
Puis, le mardi 7 février, les employés de Tessi se sont mis en grève, répondant à l’appel du syndicat FO (le seul aux côtés de CGT CFDT à avoir appelé à la grève), revendiquant la légitimité d’ une augmentation de salaire (200 euros pour tous et les tickets restaurant passent de 3 euros à 8 euros). Malgré les regards jugeurs lancés par Erwan et les avertissements de Gisèle, j’ai moi aussi décidé de suivre cet appel. En occupant l’entrée du siège de Tessi à Boulogne, une soixantaine d’employés venant de services différents (nous n’étions que 3 de chez ING) sont parvenus à avancer la date de la journée de négociations qui se tiendra le lundi 12 février. Entre ce premier jour de grève et cette première journée de négociations, l’opération escargot a été lancée : le stricte minimum de travail fourni. Le mercredi matin au bureau, Gisèle m’annonce que l’échéance de mon délai est finalement avancée d’un jour, pour cause d’incapacité à travailler au rythme souhaité sans faire d’erreurs. Elle ne pouvait « pas se permettre de (me) garder ». Ce renvoie prématuré était évidemment dû à ma participation au mouvement de grève. Voilà donc pour moi une première expérience dans le monde du travail en entreprise peu concluante, où la négation de l’être humain s’est avérée concrètement effective. Les travailleurs sont sans cesse ramenés à leur place par la chef, souvent sous forme de plaisanteries sérieuses malheureusement acceptées par eux et donc instituées; la rapidité imposée les réduisant finalement au stade de simples machines. En trois semaines, Tessi et ING ont d’ailleurs changé deux fois de machine. Il me paraît alors important de parler de ce mouvement de grève qui débute pour la première fois au sein de l’entreprise Tessi, et qui pourrait être aussi légitimement mené au sein d’ ING, de SFR…et de ces autres grosses entreprises qui se débarrassent de toute relation avec les personnes qui travaillent pour elles pour ne profiter que du produit de leur travail, laissant le soin à de nouveaux employeurs de se résoudre ou non à reconnaître la revendication des salariés.


Ci-dessous le communiqué Force Ouvrière au sujet de la grève du 7 février

Contrairement aux affirmations véhiculées par certains syndicats et / ou certains responsables hiérarchiques, l’appel à la grève pour le 7 février est maintenu. La convocation de la direction à la «1ere réunion » de négociation annuelle obligatoire le 22 février ne répond en rien à l’éxigence d’ouverture immédiate des négociations.

La direction peut toutefois, dès aujourd’hui , faire l’annonce qu’elle accepte nos revendications :
- +200 € pour tous
- tickes restaurant portés à 8€.

Si elle ne le fait pas, les salariés de SEDI auront compris que la note d’information n’est qu’une tromperie.

A défaut d’une telle annonce , les salariés de SEDI auront compris que seule la grève permettra d’obtenir satisfaction.

Tous en grève le 7 février ! Rassemblement au siège de l’entreprise à Boulogne dès 9 heures
116 rue de Silly Metro Billancourt ligne n° 9.

- +200€ pour tous, tout de suite
-augmentation des tickets restaurant à 8€

Commentaires

Commentaire de de langre, le 15 février 2012 à 12 h 16 min

ce que TESSI a fait est inadmissible, il faut saisir le Conseil de prud’homme pour faire valoir le principe meme de notre constitution qui est le droit de greve. si tu le souhaite je peux t’aider dans les démarches…

Commentaire de gérard Lambert, le 18 février 2012 à 23 h 12 min

Bienvenue dans le monde du travail !
« Travailler plus pour gagner plus  » ??
Quelle horreur cette mafia capitaliste qui ne réve que d’une chose:
rétablir l’esclavage !
Des travailleurs corvéables à merci et qui sont priés de fermer leur
gueule ; voilà ce que souhaitent les patrons , les néo-libéralistes
le MEDEF et l’UMP !
L’heure n’est pas à s’indigner , mais bien à se révolter !!!

Commentaire de employée de chez Tessi, le 20 février 2012 à 12 h 05 min

Bonjour,
Je viens de prendre connaissance de ce risible et mensonger article écrit par un étudiant complètement étheré qui semblait être encore endormi en arrivant au travail.
Je voulais donc signaler aux lecteurs de cet article, que la responsable avait déjà décidé de mettre fin à la période d’essai de ce Monsieur avant même qu’il décide de faire grêve.(si cette personne n’a pas été gardé, il faudrait qu’elle remette en question son aptitude à travailler correctement.)

Commentaire de employée de chez tessi (suite), le 20 février 2012 à 18 h 11 min

Je reviens pour compléter mon commentaire ci-dessus, premièrement je tenais à préciser que, pour info, »Chez TESSI, le temps c’est de l’argent »: eh oui mon cher Monsieur, je dirais même que c’est un principe inhérent à chaque entrepise qui se donne pour but de faire de l’argent, c’est-à-dire toutes.
De plus tu es surpris que les grandes entreprises fassent appel à des sous-traitant, quelle naïveté!
Concernant « Myriam », et oui « on interdisait de travailler à ses côtés et de m’adresser à elle en cas de doute », il est évident qu’on met un nouveau qui par conséquent va poser des questions à côté de quelqu’un qui pourra y répondre, et pas à côté d’une employée qui ne fait qu’accumuler les erreurs aussi graves qu’iniques.
Sinon, en ce qui concerne les « erreurs » de cet article, concernant le titre même, il y a une grosse différence entre licencier quelqu’un et mettre fin à une période d’essai. Deuxième erreur, à cette grève vous n’étiez pas 3 de chez ING mais juste l’auteur de l’article plus une personne qui ne vient chez ING que de temps en temps pour aider, et qui d’ailleurs n’est pas ING mais Tessi(merci de ne pas confondre les employeurs). Troisième chose,l’auteur nous dit un « ton de reproche permanent s’est donc institué », c’est sur qu’à force de devoir toujours répêter les mêmes choses, qui ne sont pourtant pas si compliquées, on perd patience et on parait évidemment moins sympathique aux gens qui croient être en camp de vacances…eh oui c’est dur de vivre dans le pays des bisounours et de soudainement se réveiller…
Je vais donc m’arrêter là même s’il est vrai que de pareilles inepties me donneraient envie d’en écrire plus.

Commentaire de un autre employé de TESSI, le 20 février 2012 à 19 h 15 min

Je tiens juste a rappeler qu’une fin de période d’essai est un mode de rupture d’un CDI ou CDD. La seule différence c’est que pour un licenciement l’employeur doit le justifier par une lettre de rupture. D’ailleurs la société a connu le même cas où il a été mis fin a une période d’essai et le salarié a obtenu sa réintégration. Dans le cas qui nous concerne la question que tout le monde se pose c’est pourquoi l’employeur a mis fin à la période d’essai le lendemain d’une gréve. Il lui appartient de prouver, si le salarié décide de saisir la justice, qu’il n’y a aucun lien entre la fin de la période d’essai et la grève.

Donc moralité de l’histoire: la fin d’une période d’essai est une rupture de l’employeur du contrat de travail ce qui est la même chose pour un licenciement.

Commentaire de L’as de Madrid, le 20 février 2012 à 19 h 35 min

je dois avouer que je suis surpris par les commentaires d’un « employé de chez tessi ». Votre attitude, que je trouve particulièrement agressive, prouve bien que les propos tenus dans l’article sont justes et avérés : il ne s’agit pas ici de régler des comptes individuels, mais d’illustrer la logique de ces entreprises millionnaires qui, malgré leurs bénéfices croissants font preuve d’un mépris sans borne pour les droits des salariés. La période d’essai est effectivement le meilleur moyen pour LICENCIER n’importe quel travailleur sans avoir besoin de donner la moindre explication : il est donc très facile de se cacher derrière pour mettre à la porte quiconque sortirait du rang. Vous représentez exactement ce que l’article dénonce : l’hypocrisie en entreprise, le dévouement corps et âme à un travail mal payé et déconsidéré. Cet article démontre aussi qu’il existe visiblement au sein de TESSI un immense malaise : premièrement ce n’est pas la première fois que l’entreprise est confrontée à ce problème, et vous semblez manquer grandement d’espaces de discussion pour vous sentir obligés de venir régler vos comptes sur notre site.

Nous sommes ici pour discuter et apporter un autre regard sur le monde du travail. Tant qu’un millionnaire mettra un salarié à la porte parce qu’il a fait grève, nous serons à ses côtés.

Cordialement

Commentaire de employée de chez tessi (suite), le 21 février 2012 à 16 h 18 min

* Pour répondre à l’as de madrid, ce n’est pas un « millionnaire  » qui à mis un salarié à la porte parce qu’il a fait grève, mais une responsable d’équipe qui à « protégé » les employés qu’elle a sous sa responsabilité, qui eux travaillent correctement, en ne gardant pas un employé qui lui n’en foutait pas une, pour parler clairement.
Pour reprendre le début de votre second commentaire: »je dois avouer que je suis surpris par les commentaires d’un « employé de chez tessi ». Votre attitude, que je trouve particulièrement agressive, prouve bien que les propos tenus dans l’article sont justes et avérés », ce que vous dite est au summum de l’illogisme. Vous sous-entendez que mon agressivité présumée est la preuve de la véracité de cet article, non mais où va-t-on?! Si vous m’avez trouvé agressive, ce qui est votre droit, je vous répond que ce que vous avez trouvé agressif n’est que l’expression de ma stupeur et mon incompréhension face à cet article mensongé écrit par un employé frustré de ne pas avoir été gardé.
De plus qui êtes-vous pour dire que mon travail est mal payé et déconsidéré??? Je trouve que je suis bien payé, je pourrais l’être plus certes, mais aussi l’être moins, je trouve que mon salaire est tout à fait correct, je gagne plus que certaines personnes et je ne suis pas du tout déconsidéré, au contraire.
* Pour répondre à « un autre employé de chez tessi », si la rupture à été faite au lendemain d’une grève la décision n’en était pas moins antérieure.
Cordialement

Commentaire de Gaston Roland, le 21 février 2012 à 19 h 34 min

Devant la tournure que prend le débat suscité par cet article, je me sens un peu obligé d’intervenir, sur un plan personnel à mon tour.
Que tu prennes à coeur la défense de la boîte pour laquelle tu bosses, je ne peux pas comprendre (vu le caractère annihilant de la tâche que tu t’efforces d’effectuer chaque jour) mais passe encore. Par contre, que tu juge de la qualité du travail que je me suis efforcé de réaliser au mieux tous les matins (de 7h à 10h30 je le rappelle quand même…pas évident quand on a pas l’habitude), ca je ne te permets pas. Pas plus d’ailleurs que de t’imaginer que je serai frustré de ne plus pouvoir être utilisé comme machine.
Comme l’as de madrid nous l’a fait remarqué, tes commentaires ne font qu’appuyer ce que j’essaie de témoigner, à savoir l’absence d’humanité dans le monde de l’entreprise. seul le chiffre compte, peut importent les humeurs ou émotions des personnes. Moi j’appelle ça de la réification, et je ne trouve pas qu’il soit juste de qualifier de naïf le refus de s’y soumettre. Au contraire, je verrai plutôt ça comme une certaine forme de fierté. Mais ce que tu nous permets un peu plus d’entrevoir, c’est que cette logique d’instrumentalisation de la personne ne tient pas qu’à la seule action des grands patrons, mais surtout et concrètement à celle d’ employés modèles qui comme toi adoptent comme mots d’ordre face aux débutants: compétition, soupçon, délation.
Bien entendu tu pourrai gagner plus, mais au de-la du fait que tu semble être plus satisfaite par la responsabilité que t’accorde ta supérieure que par une augmentation de salaire, il ne te semble pas utile de rappeler aux bénéficiaires de Tessi que c’est à toi qu’ils doivent tout ou presque tout ce que tu leur permet de gagner.
J’espere surtout avoir rassuré la crainte qui t’anime quant à mon licenciement, et que tu sembles avoir essayé de me communiquer avec des mots si tendres, mais tu l’auras compris, c’est en me tenant au plus loin de cette réalité que toi et ta patronne m’avaient carrément jeté à la gueule que je me porterai le mieux.

Commentaire de un autre employé de TESSI, le 21 février 2012 à 19 h 59 min

je reponds a « employée de chez TESSI » j’ai retenu ta phrase « je trouve que mon salaire est tout à fait correct, je gagne plus que certaines personnes et je ne suis pas du tout déconsidéré, au contraire. » cela demontre bien que la société n’applique pas le « travail egal salaire égal » qui est la loi (petit rappel a notre DRH si elle nous lis)… et il est justement la le probleme chez TESSI. Je vais mener mon enquete pour savoir qui est la salariée qui se cache sous le pseudo ‘employée de chez TESSI » et qui se dit gagner plus que les autres… (peut etre une salariée vendu ou acheter par TESSI vu la manière qu’elle defend la société TESSI comme si elle etait l’emloyeur….)

Pour l’as de madrid : tu as l’air de connaitre la personne sous le pseudo « employé chez TESSI » peut tu me dire qui est ce?? je demanderai a la DRH pourquoi cette salariée gagne plus que les autres alors qu’elle fait la meme tache que les autres salariés.

Commentaire de employée de chez tessi, le 21 février 2012 à 20 h 30 min

Pour répondre à « un autre employé de chez tessi », quand je dis que je gagne plus que certaines personnes je n’ai jamais dit que je parlais des gens avec qui je travaillais mais je voulais parler des travailleurs en général! C’est vraiment une façon de penser très prolétaire, parce que je défend ma boite je suis une vendue, bravo pour l’idéologie Monsieur le syndicaliste!
Et pour répondre à Gaston Roland, je n’ai jamais trouvé ma tâche annihilante,ce que je fais m’interesse beaucoup. De plus tu dis: »la qualité du travail que je me suis efforcé de réaliser au mieux tous les matins », tu faisais des tas d’erreurs et souvent les mêmes, à se demandais si tu écoutais ce qu’on te disais, si c’est ça ton mieux…
« Bien entendu tu pourrai gagner plus, mais au de-la du fait que tu semble être plus satisfaite par la responsabilité que t’accorde ta supérieure que par une augmentation de salaire », ma supérieure ne me donne pas plus de responsabilité qu’un autre, c’est si je puis dire moi qui la prend car j’ai une conscience professionelle,j’aime que le travail soit bien fait c’est tout.

Commentaire de Gaston Roland, le 22 février 2012 à 12 h 21 min

Et oui, à l’inverse des machine, chaque être humain fonctionne à son propre rythme pour, je le redis, faire de son mieux. Et je te le répète encore une fois, je ne te permets pas de présupposer que je n’écoutais rien, ou que je m’en foutais etc…J’ai l’impression que tu essaies de justifier mon licenciement (qui était le choix de la supérieure) comme si c’était ta propre décision. Si comme tu le dis tu travail sur le même plan d’égalité avec les employés de ton service, alors il serait plus correct de ta part de faire preuve d’un minimum de solidarité face à quelqu’un qui pert son emploi plutôt que de continuer à faire son procès. Tu es plus agée, tu as plus d’expérience alors un peu de tenue s’il te plait. Je ne sais pas, essaies de nous montrer qu’une employée dévouée corps et âme pour soutenir le fonctionnement capitaliste et méritocrate de son entreprise aurait quand même pu avoir un peu de classe.
Je propose qu’on stop ces petites agressivités perosonnelles (qui tiennent bien ententu à un désaccord idéologique) pour retourner à nos occupations. Je suis d’ailleurs étonné que tu ais autant de temps à perdre à discuter avec des gauchistes à propos de ton travail vu le plaisir et la satisfaction qu’il semble de proccurer.

Commentaire de Se syndiquer pour faire gagner nos revendications !, le 29 mars 2012 à 19 h 13 min

Je bosse chez Tessi et je tiens à apporter mon témoignage et mon soutien à l’auteur de l’article. En effet, je travail dans une entreprise de moins de 50 salariés et ma 1ere année dans cette entreprise a été un véritable calvaire : formation à la vas-vite, cadences infernales, horaires atypiques, et j’en passe et des meilleurs.

Le niveau intellectuel dans l’entreprise est plutôt bas. Tessi fait une sélection à l’embauche très singulière. Le profil type est le chômeur en position de faiblesse, jeune, célibataire, sans expérience, sans-diplôme, sans enfant, ou parent isolé. Si l’entreprise rencontre des problèmes pour trouver de la main-d’œuvre bon marché, celle-ci est capable de recruter en interne dans la famille si nécessaire.

En ce qui concerne les carrières, les salariés loyaux et expérimentés n’ont pour ultime récompense pour leur sacrifice qu’un taux horaire proche du SMIC et une petite prime d’assiduité. Les autres (ceux qui partent) fuient l’entreprise dès que l’occasion se présente. Les forts caractères sont éliminés via le bal des C.D.I. non renouvelés.

Alors, je ne vous raconte pas l’ambiance exécrable au travail ! Il y a très peu d’esprit d’équipe, ou alors, un esprit de clan très sectaire. L’individualisme et le fayotage sont érigés en valeur positive. Il n’y a pas de place pour l’entraide et la fraternité entre les salariés, et le brasier de la discorde est soigneusement entretenu par les responsables.

Tessi, c’est des jobs alimentaires, répétitifs, dévalorisants, qui ne demandent que très peu de réflexion et d’initiative. La motivation ne dure que quelque mois, ensuite, vous devenez une sorte d’automate au service d’un groupe tentaculaire qui a généré un CA de 261,8 M€ en 2011.

Voilà en gros le topo. Et dire que les services à la personne et aux entreprises sont l’avenir de l’emploi en France. Il y a de quoi se faire du souci.

Une seule solution : se syndiquer pour faire gagner nos revendications ! Fraternellement !

Commentaire de DENIS, le 7 mai 2012 à 19 h 56 min

UNE SEULE SOLUTION SE SYNDIQUER POUR FAIRE GAGNER NOS REVENDICATION

Commentaire de Said l’intègre, le 20 mai 2012 à 6 h 53 min

Bonjour a Tous, tessi,tessi,tessi Nanterre………..
Une grosse arnaque, du travail de larbin, le pire boulot que j’ai pu rencontrer!
Le commentaire du « 29 mars 2012″ est parfait de A à Z, avec pleins de détails veridicts!
J’ai bosser 1 ans et demie dans cette boîte de sous-traitance « BNP »!
Je sais même plu comment j’ai pu tenir si longtemps!
Maintenant, depuis le 7 avril 2012 j’ai abandonner mon poste (de misère), j’ai reçu mes 3 lettres recommandés et 2 semaines plus tard, une convocation pour un « sois disant » rendez-vous au quel je n’ais pas été…Pourquoi?
Je vous explique:
Je ne peux plu et ne veux plu jamais mettre les pieds dans cette « entreprise »…Vous me direz, pas si compliquer, mais si….
Je me sent comme tromper, berner avec toute l’énergie que j’ai pu donner, tellement volontaire qu’au final je suis devenu un larbin, sans récompense, une prime de 150E une fois tout les 3 mois?!! sanchant que je touchais 1145E avec prime aussi (150 d’assiduité, en gros 0 absence dans le mois et interdit d’être malade, le justificatif du médecin ne sauve pas la prime), en bref le vrai salaire tourne autour de 995E!!!; Je suis célibataire, , 30 ans et chez mes parents comme Tanguy, mais je vais la faire comment ma vie SOCIAL avec ce salaire ridicule!!!
Mon superviseur m’avais dit: trouve un autre taff en complément. Je lui est aussitôt rétorquer: Ah bon, tu as 2 patrons toi?!! il n’a rien répondu, j’ai beaucoup de caractère et il le sait surtout avec les paroles et les faits « injustes » pour pas dire de con………..
Tout ça pour vous dire que réellement, jusqu’a présent je n’ais pas de solution a mon soucis, j’ai déserter, il on réussi a me faire fuir (j’en reviens même pas quand j’y repense).
Maintenant j’attends, comme un con une solution qui tombera du ciel pour résoudre mon « problème »…
Dur, dur le capitalisme :-/

Commentaire de Se syndiquer pour faire gagner nos revendications !, le 25 mai 2012 à 19 h 27 min

Salut Said, mon expérience m’a appris que Tessi ne licencie pas aussi facilement les salariés pour absence prolongée (cela coûte cher). Ils sont plutôt du genre à attendre que ses derniers démissionnent (les ruptures conventionnelles sont proposées aux seniors), donc tout n’est pas perdu pour toi.

De plus, selon http://www.elections-professionnelles.travail.gouv.fr, il y a actuellement des élus CGT dans ta boîte. Alors, un conseil ne reste pas seul dans ton coin et prend contact avec ces derniers. Premièrement, pour obtenir un soutien moral, et secundo, pour solutionner ton problème.

Courage Said ! Partir serait leur faire un énorme cadeau. Nous devons tous penser à notre avenir et cela passe par une lutte acharnée et collective pour l’amélioration de nos conditions de travail (réductions des cadences, embauches, pacte social avec les sociétés utilisatrice de prestataire par exemple) et surtout leur arracher une bonne foi pour toute des salaires conséquents pour vivre dignement (smic cgt, formations qualifiantes, reconnaissance des acquis prof, etc.) !

Fraternellement.

Commentaire de Said l’integre, le 15 juin 2012 à 14 h 02 min

Probleme resolu, tessi fait parti de mon passer……….
Maintenant je vous ecris pour vous dire que tessi cheque Nanterre, et tombez sur cette page mais surtout sur mon post……….
Et bien deviner quoi, il on imprimer et afficher « mon post » dans les locaux ou bureau………..
Tessi cheque Nanterre, je sais pas lequel de mes ex-collaborateurs t’as rammener vent de mon post sur ce site, mais maintenant tu sais et tu fais savoir « ma determination » a dennoncer les inegaliter de salaire entre les employer………..
Je te rappel que je tournais a 1500e (travail de nuit) avant d’arriver chez tessi.
Alors tu peux m’arnaquer, 1ANS, mais pas plus……..
Je dirais pas tout tessi, je sais garder des secrets, mais me chauffe pas trop les oreilles, sinon les votres vont siffler AUSSI…..
Vous pouvez aussi posez un post…..
Excuser moi, c’est vrai, vous avez pas le temps; faut faire du chiffre pour la BNP (votre PAPA)….

Commentaire de SALARIE DE TESSI, le 20 septembre 2012 à 11 h 56 min

VOUS AVEZ TOUT A FAIT RAISON, TESSI SE REMPLI LES POCHES SUR NOTRE DOS.

Commentaire de SALARIE DE TESSI, le 20 septembre 2012 à 11 h 58 min

Chez tessi vaut mieux avoir un litige avec la direction qu’avec certains moniteurs et monitrices que la direction. Peut etre qu’ils ont des actions chez tessi.

Commentaire de salarie de tessi, le 5 février 2013 à 14 h 12 min

je confirme les propos de l’article je fais partie d’une entreprise rachetée par le groupe tessi et dès ce rachat, on a poussé les gens à le démission et on en a licnesié d’autres. sans compter les menaces persistantes de cessation d’activités ou de fermetures de site.
on fait travailler les gens en permanence avec une épée de damoclès au dessus de la tête et en les payant le moins possible.
mais rassurons nous, la fortune de la famille à la tête de tessi ne cesse de grandir.

Commentaire de FATHIA, le 22 mai 2013 à 19 h 05 min

J AI TRAVAILLE A TESSI EN 2007 A NANTERRE DEPUIS UN AN.
JE N AIMAIS PAS L AMBIANCE J ETAIS AGENT DE TRI LE TRAVAIL EFFECTUE ETAIT PENIBLE ET LE SALAIRE DE 1200 EUROS ET DES TICKETS RESTAURANTS
HEUREUSEMENT QU IL Y AVAIT LES TICKETS RESTAURANTS SINON JE N AURAI PAS BOSSE DANS CETTE ENTREPRISE. EN PLUS C EST UNE ENTREPRISE ARABE IL Y AVAIT BEAUCOUP D ARABES QUI ETAIENT EMBAUCHES.JE NE SAIS PAS S ILS ONT CREE D AUTRES POSTES MAIS VRAIMENT CE N EST PAS ENCOURAGEANT DE TRAVAILLER DANS TELLE ENTREPRISE EN PLUS IL N Y A PAS LA SECURITE SOCIALE IL FAUT QUE NOUS LA CHOISISSIONS. AUJOURD HUI JE TRAVAILLE DANS UNE ENTREPRISE A COTE DE CHEZ MOI ET JE SUIS MIEUX PAYEE EN TOUT CAS PLUS QUE LE SMIC SI VOUS TRAVAILLEZ ENCORE LA BAS. JE N AI PAS SIGNE DE CDI.

Commentaire de RACHID, le 22 mai 2013 à 19 h 12 min

IL NE FAUT PAS TRAVAILLER DANS CETTE ENTREPRISE POUR ETRE PAYE LA MISERE.
J AI DEMISSIONNE IL Y A UN AN.
FRANCHEMENT JE NE LE REGRETTE PAS CAR J AI RETROUVE UN EMPLOI QUELQUES JOURS PLUS TARD ET MIEUX PAYE.C EST POUR CELA QUE JE VOUS ENCOURAGE A DEMISSIONNE DE CETTE ENTREPRISE.

Commentaire de ALAIN, le 4 juin 2013 à 18 h 21 min

J AI DEJA TRAVAILLE DANS CETTE ENTREPRISE A BOULOGNE BILLANCOURT
J AI TROUVE LE PERSONNEL D UN FAIBLE NIVEAU PERSONNE A LE BACCALAUREAT NI LE BTS. POUR LE RECRUTEMENT LA CHARGEE DE RECRUTEMENT DEMANDE UN NIVEAU BAC +2 ALORS QUE LE PERSONNEL N A QUE LE NIVEAU BEP OU AUCUN DIPLOME C EST HONTEUX DE TRAVAILLER DANS DE TELLE ENTREPRISE.
PERSONNE A LE BAC NI LE BTS.

Commentaire de Maxime, le 6 septembre 2013 à 19 h 59 min

Vous êtes tous aussi con les uns que les autres…
Pauvre enfant qui débute dans le monde du travail… se cacher derrière  » mais je suis un humain pas une machine !!  » me fait doucement rire, c’est bien trop facile…  » Puis l’autre qui dit  » Ouai je touchais 1500 euro travail de nuit  » déjà quelle rapport avec ton nouvelle employeur? et secundo tu dit que tessi t’arnaquait? La blague, toucher 1500 euro de nuit c’est plutôt ton ancien employeur l’arnaqueur.
Moi je fait un boulot de GED dur et répétitif, un boulot de production, contrairement à vous chez Tessi je n’ai aucune prime mensuel sur mes stats ou autres. Vous gagner plus que moi pour le même boulot et des horaires plus bas que les miens et vous venez chialer?
Remettez vous en question, le monde du travail ce n’est pas un monde scolaire, car le boulot que vous faites tout le monde peux le faire, alors soit vous le faite à fond soit vous dégager c’est complètement logique. Ou alors fallait faire plus d’études! Puis si ça ne correspond pas à votre nature de faire de la production ne postuler pas bordel.

Puis tu commence bien dans la vie  » mr je me pleins  » et je fait grève pendant mon 1er mois de ma periode d’essai et en plus pour ton premier boulot?!

CONTINUE TU IRA LOIN TOI LA FRANCE A BESOIN DE MEC COMME TOI ELLE S’EN SORTIRA INDEMNE CA C’EST SUR!!! Quelle belle exemple de motivation…

Communiste va.

Commentaire de Jeremy, le 17 janvier 2014 à 11 h 01 min

Ahah cette page m’a beaucoup fait rire. Parceque j’ai travaillé chez Tessi et j’ai pu constater de moi-meme ce qu’était Tessi.

Bon chez nous l’ambiance était bonne, on était entre jeunes, on se parlait souvent entre nous, on rigolait beaucoup (ce qui irritait les clients ^^). Il n’y avait pas d’esprit de concurrence. Perso, je faisais du bon travail.

Mais le travail était chiant, de la saisie bete et méchante,, on est comme à l’usine, pour un salaire misérable. Heureusement l’ambiance était là sinon ce serait morbide… Et vu ce qu’on me disait sur le siège social à Boulogne…

Aujourd’hui jsuis content, j’ai fini mes études, je fais un tout autre travail beaucoup plus gratifiant avec un bien meilleur salaire.
Mais cette « époque » me fait sourire aujourd’hui :).

« Les mauvais souvenirs »

Commentaire de tessi employee, le 27 janvier 2014 à 17 h 04 min

Moi aussi je travaille a tessi et franchement l ambiance est lamentable. Les chefs font tout pour avoir une mauvaise ambiance! Le salaire est trop bas pour le travail que l on fait et la pression que l on nous met! Il faut faire toujours plus quitte a ce que les employes se tu au travail! Alors oui au boulot mais non a l exploitation et etre pousser a la deppression! Voila ce qu est tessi en interne!

Commentaire de employée de chez tessi, le 10 février 2014 à 11 h 44 min

Tous autant que vous êtes, vous ne savez que critiquer sans savoir de quoi vous parlez. Si vous avez été lésés par TESSI, c’est certainement que la qualité de votre travail était médiocre, et n’importe quel employeur vous aurait rappelé à l’ordre pour ça ! Moi-même, j’ai une conscience professionnelle, j’aime le travail bien fait et TESSI me le rend bien. L’ambiance est bonne, les relations avec la hiérarchie aussi et je m’estime chanceuse de faire partie de cette entreprise qui est presque ma seconde famille. Travaillez correctement sans chercher à être partisan du moindre effort et vous verrez, comme moi, vos conditions de travail n’en seront que meilleures et votre salaire aussi ! J’aime ce que je fais et ma fidélité se ressent y compris dans ma paie, qui n’est pas la même que mes collègues qui passent leur temps à critiquer parce qu’ils voudraient être payés à ne rien faire, et c’est normal. Alors arrêtez de cracher votre bile sur une entreprise qui ne fait que vous demander de bosser correctement et qui vous récompensera grassement si vous êtes professionnel ! Mettez-vous au boulot au lieu de pleurer.

Commentaire de employé de chez tessi, le 12 août 2014 à 19 h 12 min

bonjour, je me permet de répondre a la dernière personne qui as écrit ! En effet je travaille chez tessi depuis un petit moment, et franchement l’ambiance est horrible ! La paie ne suit pas en rapport avec ce que l’on fait et il est vrai que les chefs ne sont pas très performante pour mettre une bonne ambiance de travail. Alors non je ne crache pas ma bil comme vous dite mais tout simplement que je travaille dur car j’aime le travail bien fait mais nous n’avons aucunes reconnaissance de la part de la direction ou des managers et cela devient réellement epuisant ! Beaucoup sont proches du brun out et on restent les bras croiser? Pas normal ! Il faudrait un minimum de reconnaissance et de considération pour les personnes as qui l’on doit tout de meme le fait de faire gagner de l’argent à la boite ! Sur ce bonne soirée a tous et bon courage chez tessi il y en as besoin !

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