Ne laissons pas la Commune de Paris aux hipsters !

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Cent quarante-quatre ans après l’insurrection populaire et révolutionnaire, des hipsters parisiens tentent une OPA sur l’héritage de la Commune de Paris. Gerbant.

Commune de Paris vêtements poisson rouge

La Commune travestie pour des hipsters fortunés

C’est une boutique discrète du 3ème arrondissement de Paris qui a attiré notre attention. Dans ce quartier chic du centre de la capitale, nous avons d’abord cru à une initiative militante : un fronton siglé « Commune de Paris, 1871 » avait en effet de quoi nous interpeller.  Etait-ce un nouveau local de l’Association des Amis de la Commune ?  Une nouvelle librairie libertaire? Allez, une galerie arty un peu radicale ? Que nenni.

L’expérience révolutionnaire à 150€

La boutique « Commune de Paris 1871 » n’est rien de tout ça. Juste un magasin de fringues hors de prix pour bobos-hipsters fortunés. Imaginez-vous des chemises en denim à 150€ et des foulards pastels à 50€ portés par de riches parisiens à mèches : vous avez saisi le concept. Mais alors quoi ? Pourquoi cette référence à la Commune de Paris, héritage révolutionnaire et populaire entre tous ? Parce que c’est old school et que ça marche, voilà tout.

A l’origine de la marque, trois garçons bien propres sur eux, anciens graffeurs et « créateurs » de mode autoproclamés qui flairent le bon coup et lancent en 2009 leur collection de sapes sous le sigle Commune de Paris.  « Avec un nom pareil, on souhaitait parler d’une identité française, et plus particulièrement parisienne, qui symbolise l’insoumission» expliquent-ils aux journalistes de LUI au mois de mai dernier. Tout est donc une histoire de marketing.

Derrière ce « symbole d’insoumission » se cache pourtant tout l’arsenal vestimentaire de la bourgeoisie moderne : « L’homme Commune de Paris est un dandy pas forcément sage ; c’est une peu comme ça que l’on perçoit l’identité parisienne. À partir de l’événement La Commune de Paris, on a voulu jouer avec l’insurrection. » Jouer avec l’insurrection ? Merci pour ceux qui en sont morts.

Et le symbole d’insoumission version hipster-du-marais vaut de l’or, au sens propre : plus bel exemple de l’arnaque monumentale de la marque Commune de Paris, ces broches en fil d’or frappées du « A » anarchiste. Vous avez le droit de vomir.

broche anarchiste en or poisson rouge

Une broche anarchiste en or? Ils ont osé

Rappel aux hipsters : la Commune de Paris c’est ça

Pour nous, et quitte à jouer les puristes, la Commune de Paris ne doit pas devenir un objet marketing. Ce n’est pas un support utilisable pour faire du fric à outrance en s’adressant à la jeunesse dorée parisienne. Tout simplement parce que c’est l’exact opposé des valeurs défendues en leur temps par les Communards.

La Commune de Paris, c’est avant tout un épisode hautement politique de l’histoire populaire. Ce sont les pauvres gens qui se dressent contre la bourgeoisie. C’est un peuple qui se soulève et qui se bat contre les corps armés d’une République pourrie. C’est aussi le peuple qui meurt de s’être soulevé pour sa liberté. Pour nous, la Commune de Paris ce sont  des dizaines de milliers de femmes et d’hommes réprimés et assassinés durant la semaine sanglante. C’est Paris qui vit ses heures de gloire puis ses heures de honte.

La Commune de Paris, c’est aujourd’hui  la mémoire collective de tou-te-s celles et ceux qui affichent les valeurs de partage, d’éducation, d’insoumission, de Révolution. C’est l’héritage du petit peuple de Paris. De celles et ceux qui galèrent et qui travaillent dur pour pas grand-chose. Ce n’est pas l’héritage de ceux qui peuplent les beaux quartiers et dépensent leur trop plein d’argent dans des fringues hors de prix.

Personne ne peut nous confisquer cet héritage au nom du merchandising, qui plus est pour son enrichissement personnel.  Nous ne laisserons pas faire.

NB : notre demande d’interview auprès des créateurs de la marque est restée lettre morte. Mais cela n’aurait pas changé grand-chose à notre regard sur la question.

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33 commentaires sur “Ne laissons pas la Commune de Paris aux hipsters !

  • http://www.amazon.fr/Paris-insurg%C3%A9-La-Commune-1871/dp/2070532895
    Ouvrage de référence me semble-t-il sur la question, qui présente la commune au croisement de revendications ouvrières et artisanes marxistes (nouvelle forme de révolution qui se réalisera pleinement en 1917), d’un désir d’autonomie parisien (attention cependant il n’y a pas eu la commune qu’à Paris!!) et d’une révolution plus classique dans la lignée de 1789-1830-1848.

    Concernant ce magasin, c’est en effet un bel exemple du processus opéré par notre belle société de consommation, qui vide de sa substance les combats, les luttes, les contre-cultures, pour leur trouver une place et une étiquette dans ses infinis rayonnages.

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    • Dans ce débat, je préfèrerais ne pas faire de lien vers un site internet qui vend des livres comme des aspirateurs et ne respecte pas ses employés…
      Je préfèrerais : http://www.librairie-quilombo.org/Histoire-de-la-Commune-de-1871
      En outre, ce livre là fait un peu plus référence. Pour commencer, celui de Ruogerie est très bien cela dit.

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    • Perso, je suis quelque peu bobo et pourtant cette commercialisation de la Commune me répugne. Tachez de ne pas être aussi caricatural que l’est ce magasin!

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  • si comme moi ça vous fane , les bobo qui se croient faire de l’argent avec la mémoire des revolutionnaires vous pouvez allez pourir leur page …. bien sur courageux comme ils sont ce sera censuré dans les 20 secondes …. https://www.facebook.com/pages/Commune-de-Paris-1871/68879707883

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  • Une marque francaise qui ne fait pas produire ses vetements dans le tiers-monde, forcement ca coute plus cher que du H&M les gars, faut se reveiller…

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    • Assez d’accord avec toi Jean Louis. Je vais aller m’insurger ailleurs du coup.

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    • Cher Jean-Louison,

      Il faudrait jeter un oeil à leur taux de marge, quand même. Et à la répartition interne des richesses et des pouvoirs dans leur entreprise. Qui sait, peut-être qu’on y trouvera une petite cohérence avec l’esprit de la Commune ?

      En attendant justifier le prix de leurs fringues par la simple localisation, c’est un peu maigre (même si pas totalement faux, bien sûr.

      Bien à toi.

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    • Votre réveil n’est pas complet en l’occurrence! c’est la récupération mercantile d’une période de la lutte du prolétariat contre l’ordre établit de leurs oppresseurs et exploiteurs ! Comme vous le savez sans doute,La Commune de Paris, du 26 mars 1871 jusqu’à la « semaine sanglante » (21 – 28 mai), désigne une période révolutionnaire à Paris, qui, contre le gouvernement, issu de l’Assemblée nationale qui vient d’être élue, établit une organisation ouvrière comme organisatrice de la ville, et gouvernement prolétarien. Dans plusieurs autres villes de France (Marseille, Lyon, Saint-Étienne, Toulouse, Narbonne, Grenoble, Limoges) des communes sont proclamées à partir du 3 mars 1871, mais elles furent toutes rapidement réprimées. Pour Karl Marx, c’est la première insurrection prolétarienne autonome. Vous voyez le problème? Maintenant ,j’imagine que si vous faites cette réflexion votre conscience politique s’arrête au niveau de celle des « rép(o)ublicains » ?

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  • Je préfère de loin les punks à chien aux hipsters à gamins… Le phénomène est apparemment national, puisqu’à Grenoble, ils tentent de s’arroger la Journée des Tuiles de 1788…

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  • Ma grand mère me racontait souvent que son propre grand père, sous officier d’infanterie, avait fait la campagne de 1870 et la répression de la commune dans l’armée versaillaise. D’après elle, il détestait encore plus les communards que les prussiens ce qui n’était pas peu dire apparemment… Comme je le comprends, quand je vois ce que cette lie a fait de Paris.

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    • Le Paris d’aujourd’hui n’est pas la conséquence de cette « lie » comme tu dis…
      Le Paris d’aujourd’hui c’est le capitalisme et le libéralisme qui en on fait se qu’il en est…
      La Commune n’a pas tenue que je sache? Alors elle n’a pas eu les moyens d’avoir quelques conséquences négative que se soit… Et Paris a très vite était repris par les gens qui ont voulu en faire se qu’elle est aujourd’hui va! Si les Communards avaient pu aller jusqu’au bout de leurs idées, Paris serait une ville magnifique aujourd’hui…
      Comme je ne me retrouve pas dans ton discours ni celui de tes aïeux…

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      • Les Tuileries, la maison de Merimee, les archives d’Etat Civil, et Le louvre si il n’y eut pas d’intervention, aurait lui aussi brulé, est ce Donc ca, l »esprit » de la commune?? En tout cas, de par Le monde, il est pas oublie: daech…

    • Dommage que votre arrière-arrière-grand-père ne se soit pas fait couper les couilles à l’époque, ça m’aurait évité aujourd’hui de lire votre commentaire haineux. La lie… Le mépris de classe qui sue de vos mots rappelle combien il reste à lutter contre vous et vos semblables.

      Plus que votre mauvaiseté, c’est votre profonde ignorance qui est encore la plus affligeante.

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  • Reportage n’ayant aucunes utilité réelle!
    Qu’est ce que vous voulez, y’aura toujours des imbéciles qui porterons une crête parce que c’est cool de faire punk, ou de mettre des lunettes en forme de cœur avec des verres rose car sa déchire de ressembler a un hippie…
    La récupération aura toujours lieu, dans n’importe quel mouvance.
    Laissez les dans leur coin, a se masturber sur des choses qu’ils ne comprennent même pas!
    Vous parlez du devoir de mémoire des Communards? Vous êtes journalistes les gars! Journaleux les mecs! Vous êtes vous même des récupérés!
    Alors au lieu de crier au viol de nos origines, et a la récupération, regardez la ou sont les vraies luttes! Le Pen, Ménard, Total, Vinci, les dirigeants, les grandes entreprises! Eux c’est les vrais dangers de la société…
    Qu’est ce qu’on en a a branler des petits cons qui portent un -A- en paillette d’or non de dieu? Z’avez pas plus crédible comme article merde?

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    • Il me semble qu’on peut très bien parler des deux. Cette manie de dire toujours « il y a plus grave! » oui en effet il y a toujours plus grave.
      On ne doit donc plus parler que du capitalisme?

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      • Bah, de toutes façons les gens qui écrivent « Z’avez » pour faire « parler familier » sont des cuistres.

      • Akim, tu montre a tout le monde ta capacité au débat hyper développée!
        S’arrêter a un mot que j’emploie pour essayer de cracher de la bile, voila qui est mature.
        As-tu quelque chose a dire sur le fond du débat ou non?

      • Garance
        non effectivement il n’y a pas que le capitalisme comme lutte actuelle.
        Mais avant de se jeter sur de pauvres ados qui n’ont pas conscience des codes qu’ils emploient (sachant qu’il n’y a aucunes conséquences fâcheuse a part la blessure de l’égo de certains), on pourrait se tourner vers la lutte féministe, vers le soutient aux migrants, vers la violence policière et étatique, vers la cause animale…
        Donc oui, effectivement, il y a toujours pire ailleurs, et non, ce magasin ne mérite pas qu’on face un article sur lui, et qu’en plus on le nomme (le dit article) « ne laissons pas la commune de paris aux hipsters ». En plus c’est limite tendancieux! Les hipsters pourraient avoir a apporter des choses que certains anar ou antifa ne son même pas en capacité de concevoir…
        Donc oui, cet article est juste inutile (a mon sens), y’a plus urgent dans l’information ou dans la lutte…
        Sa va Akim, j’ai pas trop parlé français « familiers » pour toi? T’as de quoi amener de l’argument solide au débat ou tu va rechercher la faute d’orthographe pour avoir quelque chose a dire sur un sujet au moins?

  • A-FLI-GEANT! Et pourquoi pas « Mai 68″ ou « Prise de la Bastille » dans le genre récupération de l’Histoire? C’est du grand grand n’importe quoi! à quand l’opérette/ défilé de mode au Châtelet dans le genre « Les Misérables » sur Broadway??? Pauvres communards tombés il y a 145 ans pour se retrouver dans le panier de linge sale…

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    • C’est une idée, ça : un hoodie à 350€ avec dessus « Ne travaillez jamais ».

      Ça devrait bien marcher.

      Maintenant qu’on a vu Debord en bâche murale au fronton de la BnF…

      (Pour la prise de la Bastille, c’est déjà fait. Et la hype de Mitterrand est bien passée, maintenant.)

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      • ça n’a rien à voir. debord à la bnf ça m’a permis de le connaître et de m’intéresser à son mouvement puis au communisme plus généralement : c’était de la mise en avant culturelle bien venue, non de la marchandisation dégueulasse de sa mémoire (enfin après si certains ont acheté des t-shirts ou des mugs c’est leur problème – le concept de porter un tshirt debord est en soi assez comique)

  • Juste une petite correction pour le A majuscule dans l’@. c’est le symbole de l’athéisme internationale crée en 2007. Je pense d’ailleurs que même eux ne le savent pas. :)

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  • Que vous êtes triste.
    Parce que je vote à gauche je devrais vivre dans le 20ème?
    Parce que je vote FG je devrais me marginaliser et m’habiller chez Emaus parce que je serais contre le système consumeriste?
    Je reconnais bien la rancoeur qui caractèrise ces gens qui n’en sont pas, dont le dégout pour la « hype » qui se lit sur leur visage ne masque qu’à peine la haine de ne pas en être. Ceux qui sont les premiers à plaindre la situation des autres mais ne font grève que pour proteger leurs petits privilèges. Ceux qui crachent sur le Café Barbès parce que soit disant cela dénaturerait ce si beau quartier, mais qu’étrangement aucun d’eux n’habitent.
    Pauvres ploucs, croyez vous vraiment que Paris, la Commune, qu’il reste quelque chose de ce romantisme centenaire. Est-ce que vous boycottez tous les bistrots nommés Jaurès? Les collèges Paul Vaillant Couturier ou les lycées Louise Michel?

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    • Cher Tom,

      Le problème n’est pas la hype, le problème, c’est de prendre une expérience politique réelle – qui reste encore aujourd’hui extrêmement novatrice par beaucoup d’aspects (jettes-y un coup d’oeil sérieusement, tu seras surpris), progressiste parce qu’elle visait à l’émancipation de toutes et tous, qui a été un moment d’alliance entre prolétariat et petite-bourgeoisie – et d’en faire un objet de consommation vidé de son contenu politique, justement.

      Faire des fringues racontant la Commune, pourquoi pas après tout ! Fais une SCOP qui propose des fringues de qualité produit d’une façon et à des prix qui symbolisent ce qu’était la Commune: la disparition des clivages de classe. Quand tu crées une entreprise avec une structure patronat – salariat, tu fais exactement l’inverse de ce qu’était précisément la Commune, même si tu fais produire en France plutôt que par des gosses chinois. Quand tu fais des fringues à 150€, tu renforces les clivages de classe, tu te positionnes comme t’adressant spécifiquement à une frange de la population bien particulière, tu exclus, bref, tu fais exactement l’inverse de ce qu’était la Commune.

      Tu pourrais me dire, travestir un évènement pour le réinterpréter à ta sauce peut justifier une démarche artistique. Mais que ce soit assumé, dans ce cas.

      Quand on lit les réponses des créateurs de la marque, on se demande s’ils ont même pris la peine de lire deux secondes sur la Commune. Je ne dis pas qu’ils sont totalement incultes sur la Commune, mais leurs réactions ne trahissent pas une très grande connaissance du sujet. Et toute la façon dont ils ont structuré leur entreprise l’illustre. En passant, ils ont un regard exclusivement parisien (« on voulait montrer l’esprit d’insoumission des parisiens »), et s’il est juste que la Commune a été surtout parisienne, c’est tout de même faire injure aux Communes qui, au même moment, ont éclaté dans certaines villes de province aussi.

      Bref, il n’y a aucune cohérence avec la Commune et son contenu politique dans cette entreprise, tant dans sa structure que dans son positionnement marketing, c’est tout le problème.

      Tu te plantes complètement quand tu dis « Est-ce que vous boycottez tous les bistrots nommés Jaurès? Les collèges Paul Vaillant Couturier ou les lycées Louise Michel? ». Un établissement d’instruction public fait exactement (au moins dans le principe…) ce que visait la Commune: donner à toutes et tous les moyens de sa propre émancipation.

      Si tu te renseignes un peu sur ce qu’était la Commune et ce que vise ce papier, tu ne seras pas forcément d’accord, mais déjà, tu nous prendras moins pour des ploucs.

      Bien à toi.

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    • Abdallah t’aura très bien répondu!
      Je tiens juste a souligner ton « pauvres ploucs ».
      Merci! Merci de cette démonstration d’égo sur-dimensionné! De me (nous) rabaisser au rang de « ploucs »! Quelle est ton échelle de la « ploucitude » stp? A partir de quel moment doit-on se considérer comme tel?
      Ton esprit FG est en sérieux manque d’égalité des hommes, de respect et d’humanité.
      Je voulais juste m’arrêter la dessus, d’autres aurons bien mieux argumenté sur ton post.

      Un Plouc !

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  • Cher Matthias,

    Je tiens à te rappeler que nous ne sommes par des journalistes, ni des journaleux. Le Poisson Rouge est un site participatif dont les contributeurs/trices ne sont pas rémunéré.e.s, nous avons tous une vie à côté et des boulots variés. Concernant l’article « Commune de Paris 1871″, c’est un article parmi tant d’autres, qui correspond plutôt à un étonnement de notre part. Si tu as envie de lire des choses sur les « vraies luttes », je t’invite à te promener sur le site, tu y trouveras, j’en suis sûre, des articles qui t’intéresseront.

    Sevane Kara

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    • Je suis effectivement désolé pour le « journaleux »!
      J’ai fait preuve de vindicte trop infantile et idiote.
      Je vous prie de bien vouloir accepter mes excuses a se sujet.
      Je reste néanmoins persuadé que cet article n’a pas de sens réel en se qui concerne la lutte a proprement dis.
      Mais c’est bien vous et vous seuls qui décidez de la ligne éditoriale de votre site, et en se sens, alors cet article a la légitimité d’exister.
      Encore une foi, je présente mes excuses pour avoir employé des mots qui peuvent être blessants pour les auteurs de l’article.
      Salutations Libertaire.

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  • Et on dénonce une appropriation (certes grotesque et indécente) en s’appropriant une illustration de Tardi, sans le créditer en plus. Bravo les gars !

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  • Le choix du nom pour leur marque est quand même bien trouvé: Avoir le terme « Paris » sur une fringue c’est classe!

    – Commune de Paris? Bah oui quoi, c’est la ville de Paris non?
    – 1871? Bah si ils font des fringues depuis si longtemps, c’est que c’est pas mal non?

    Quand l’UMP se refonde en « les républicains », ils sont attaqués en justice pour s’approprier un terme relevant plus ou moins du patrimoine commun.
    Nul doute que si quelqu’un avait voulu lancer une marque « prise de la bastille – 1789″, il aurait eu le droit à quelques emmerdes. Mais là, « commune de Paris » ne choque pas, pourquoi?

    Parce que pas mal de monde s’en fout, ne sait pas ce que fut la commune (ou l’ont oublié)

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  • Je suis étonné par tant de haine. Demander à vos lecteurs de s’attaquer à travers Facebook à une poignée de créateurs de vêtements, est-ce donc ça l’esprit de la Commune ? La Commune est morte, n’allez pas vous aussi vous en faire les fossoyeurs. Adieu les messages d’espoir, le temps est aux messages de haine tout azimut. Dans votre sillon, les commentaires nauséabonds fleurissent. Que leur reprochez-vous pour vous attaquer ainsi à cette marque ? De gagner de l’argent sur le dos de la Commune ? N’est-ce pas aussi ce que fait Tardi ? N’y-a-t-il pas d’autres gens qui tirent des revenus de la Commune ? Des historiens, des peintres, peut-être même des musiciens ? Ont-ils plus le droit que d’autres ?
    Comment jugez-vous si quelqu’un a le droit ou non de vendre des produits étiquetés « Commune de Paris » ? Comment jugez-vous de la qualité d’artiste ? Eugène Delacroix profita bien de la révolution de 1830 pour peindre cette Liberté Guidant le Peuple, porno chic de son époque. Cette belle révolution, peinte avec de la boue… N’est-ce pas tout aussi honteux ? Eugène ne dérange plus personne, c’est donc visiblement au tour de la Commune. Que vous n’aimiez pas, soit, mais est-ce utile de leur cracher votre bile au visage ? Vous avez tenté de les contacter et ils n’ont pas répondu, que c’est étonnant. Moi-même, si on m’appelait, qu’on me disait « Salut connard, on discute ? », je suis certain que je répondrais « Mais volontiers cher ami ! ». Je n’ai jamais acheté quoique ce soit dans ce magasin, mais pour provoquer une réaction si violente, allant jusqu’à soulever des coeurs, c’est qu’il doit y avoir des choses intéressantes.
    Ce que j’observe également dans votre article, c’est que le PAP a atteint son but. Plus personne n’a la moindre notion du prix des objets. Les vêtements sont devenus de simples consommables. Choqués par un pull à 150€ ? C’est peut-être parce que, de votre point de vue, un pull dure une saison, soit 3 ou 4 mois. Sinon, je suppose que ce n’est plus à la mode. Au temps de la Commune, un pull faisait 10 ans, 20, tout une vie. Les ouvriers savaient en ce temps la valeur des choses, ils choisissaient avec précaution ce qu’ils acquéraient. Et à pouvoir d’achat constant, ça coûtait bien plus cher que 150€. En ce temps, le PAP n’existait pas. Aujourd’hui, on entasse, à 10€ le jean, on les achète par cartons, puis on les jette. Le coût de l’habillement a explosé. Il faut pousser à la consommation, pour que le système marche. Le coût réel de tout ceci est si élevé qu’on préfère l’oublier, et s’attaquer, pour pas trop cher bien sûr, à ses fameux bobos parisiens.

    Gouhouf

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    • C’est sûr que dans les 150 euro, tout va à la production, et rien au capital, et où donc le local dans le 3e (gratuit, n’imaginons pas qu’ils ont choisi un quartier de bourges avec de loyers de ouf exprès) ne doit rien, même pas son existence en tant que vitrine et non habitation, à la rente…

      Mouais.

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  • Ping : UNE « OPA HIPSTER » SUR LA COMMUNE DE PARIS | C&C

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