Ciel, mon carbone ! Le climat et la cococoriCop ! (1/3)

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La COP21 qui se tenait à Paris du 29 novembre au 11 décembre 2015 vient de se terminer sur un accord déjà qualifié d’historique. Poisson Rouge vous propose une petite série en trois épisodes pour faire le point sur la situation climatique et vous apporter quelques infos que vous ne verrez nulle part ailleurs. Aujourd’hui premier épisode : la réalité de la situation climatique et la cococoriCOP!

La réalité de la situation climatique

Qu’en est-il de la réalité climatique ? Pour le savoir, Poisson Rouge s’est plongé dans le dernier rapport du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat (GIEC, ou IPCC en anglais). Il faut bien comprendre que les rapports du GIEC sont autant des documents scientifiques que politiques. Scientifiques, car les rapports du GIEC sont une revue de littérature qui dresse l’état de l’art à intervalles réguliers sur les connaissances en matière de réchauffement climatique et sur les mesures à prendre pour le limiter et s’y adapter. N’en déplaise aux climato-sceptiques de tout poil, les rapports du GIEC sont faits de bonne science, qui a forcément une marge d’erreur. Politiques, car la version finale du rapport du GIEC, celle qui est rendue publique, fait l’objet de négociations entre les scientifiques et les États: c’est de la diplomatie climatique entre le fait scientifique et ce que les États jugent acceptable politiquement en termes de constat et de mesures à mettre en œuvre. Les scénarios imaginés dans les rapports du GIEC rendent compte de cette négociation. Autrement dit, pour avoir le cœur net sur la réalité de la situation climatique et sur les seules mesures vraiment à la hauteur des enjeux, il vaut mieux ne s’attarder que sur le scénario le plus pessimiste du GIEC. Que nous dit la dernière version du rapport du GIEC, celle de 2014 ?

Tout d’abord:

« Les émissions de gaz à effet de serre anthropogéniques (ndlr: celles dues aux activités humaines) ont augmenté depuis l’ère préindustrielle, essentiellement à cause de la croissance économique et de la croissance de la population, et sont maintenant plus élevées que jamais. Cela a conduit à une concentration atmosphérique de dioxyde de carbone, de méthane et d’oxyde nitreux qui sont inédites ces 800 000 dernières années (ndlr : oui oui, 800 000). Leurs effets, conjugués à ceux d’autres facteurs anthropogéniques, ont été détectés à travers le système climatique et il est extrêmement probable qu’ils aient été la cause principale du réchauffement observable depuis le milieu du 20e siècle » (IPCC, 2014, p. 4 ; traduction de nous-mêmes).

Point de compréhension 1: quand le GIEC dit que quelque chose est « extrêmement probable » (extremely likely), cela réfère à un niveau de probabilité compris entre 95 et 100% sur l’échelle de probabilité officielle du GIEC.

Attention, si vous ne vous sentez pas trop en joie aujourd’hui, vous devriez peut-être remettre la lecture de ce qui suit à plus tard.

« On projette une augmentation de la température de surface pendant le 21e siècle dans tous les scénarios d’émissions évalués. Il est très probable (ndlr : niveau de probabilité 90-100%) que des vagues de chaleur interviendront plus souvent et dureront plus longtemps et que les épisodes de précipitations extrêmes deviendront plus intenses et fréquents dans beaucoup de régions. L’océan continuera de se réchauffer et de s’acidifier et le niveau moyen des mers d’augmenter. » (IPCC, 2014, p. 10)

Attendez, ce n’est pas fini :

« Comparativement à 1850-1900, le changement projeté de température globale de surface pour le 21e siècle entre 2081 et 2100 excédera probablement (ndlr : 66-100%) 1,5° pour les scénarios RCP4.5, RCP6.0 et RCP8.5 (haute crédibilité). Le réchauffement excédera probablement 2° pour les scénarios RCP6.0 et RCP8.5 (haute crédibilité) » (ibid., p. 10)

Non, non, ne partez pas :

« Sans effort de réduction d’émissions supérieurs à ceux déjà en place, et même avec de l’adaptation, le réchauffement d’ici à la fin du 21e siècle conduira à un risque haut à très haut d’effets sévères, globaux et irréversibles (haute crédibilité). Dans la plupart des scénarios sans efforts additionnels de réduction d’émissions (les scénarios parvenant à une concentration de gaz à effet de serre supérieure à 1000 parties par million), le réchauffement excédera plus probablement que non (ndlr : > 50-100%) 4° au-dessus des niveaux préindustriels d’ici à 2100. » (ibid., p. 20)

Point de compréhension 2 : les parties par millions ou ppm mesurent la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Pour info, nous venons de passer la barre des 400 ppm par millions. D’après les scénarios du GIEC, à 450 ppm le respect du seuil de 1,5 degré devient plus improbable que probable (ndlr : 0 à moins de 50% de probabilité). Il faudrait donc en réalité s’arrêter d’émettre immédiatement pour espérer le respecter. Pas de chance : nous en sommes actuellement à environ 1 degré de réchauffement depuis 1880 et ce qui correspond à un réchauffement de 1,5 degré a déjà été émis. Dit autrement, si nous arrêtions complètement d’émettre des gaz à effet de serre dès maintenant, la Terre se réchaufferait tout de même de 1,5 degré.

Du coup, que faut-il faire pour empêcher ce merdier de l’univers (appelons un chat un chat), ou plutôt, pour le limiter autant que faire se peut ? Une chance, le GIEC nous donne une piste :

« Les scénarios d’émissions conduisant à une concentration de 450 ppm ou moins en 2100 maintiendront probablement (ndlr : 66-100%) le réchauffement sous 2° au cours du 21e siècle comparativement aux niveaux préindustriels. Ces scénarios se caractérisent par des réductions d’émissions globales de gaz à effet de serre de 40 à 70% (ndlr : par rapport à 2010 dans ces scénarios) d’ici à 2050 et des émissions à zéro ou en dessous en 2100. » (ibid., p. 20)

Résumons : sur tous les scénarios du GIEC, le seul susceptible de nous permettre de maîtriser un tant soit peu les événements requiert des réductions d’émissions globales comprises entre 40 et 70% par rapport au niveau de 2010 d’ici à 2050 (corrigé de la diplomatie climatique : de 70%) et des émissions nulles voire négatives (ce qui implique d’enlever des gaz à effets de serre de l’atmosphère) d’ici à 2100. Cela signifie que les pays riches devront réduire leurs émissions de 80 à 95% (corrigé de la diplomatie climatique : 95%) d’ici à 2050. Tout cela implique un changement de direction absolument radical : entre 1960 et 2011, les émissions mondiales de CO2 (qui compose la majeure partie des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine) ont augmenté de 269% avec un taux de croissance annuel moyen de 2,6%, d’après les calculs du Poisson Rouge sur les données de la Banque Mondiale. Alors vous me direz : oui mais ça c’était avant ! Tout va changer avec la cococoriCOP et l’Accord de Paris ! On aimerait tellement vous croire.

L’Accord de Paris et les contributions volontaires des États

La COP21 rassemblait les négociateurs des États membres de la Convention des Nations Unies sur le Réchauffement Climatique (UNFCC pour le sigle en anglais). Il s’agissait de la 21e conférence des parties, où les pays devaient se mettre d’accord sur les réductions de gaz à effet de serre et sur les modalités de mise en œuvre et de contrôle de ces réductions.Après l’échec de la COP de Copenhague en 2009, nombreux étaient ceux à penser qu’il s’agissait-là de la dernière chance pour parvenir à un accord permettant de s’attaquer sérieusement au problème du réchauffement climatique et d’espérer rester sous le seuil des 2 degrés de réchauffement global moyen. L’accord semble de prime abord plus ambitieux puisqu’il mentionne non seulement le seuil de 2 degrés à ne pas dépasser mais également celui de 1,5 degré. Plus précisément, l’article 2 paragraphe 1 de l’accord dit la chose suivante (l’accord n’était pas encore traduit en français au moment de la rédaction de ce billet, les traductions sont du Poisson Rouge et ne correspondent pas forcément à la version française.) :

« Maintenir l’augmentation de la température globale moyenne bien en-deçà de 2 degrés au-dessus des niveaux préindustriels et poursuivre les efforts pour limiter l’augmentation de la température à 1,5 degré au-dessus des niveaux préindustriels, reconnaissant que cela réduirait significativement les risques et impacts du changement climatique » (p. 22)

 L’inscription du seuil de 1,5 degré est une victoire, en particulier pour les petits États insulaires menacés de submersion par la montée des eaux. Cependant, ces seuils sont à regarder de façon critique pour deux raisons : le seuil de 2 degrés a été sorti de la manche d’un conseil des ministres européens pendant les années 1990 et ne correspond donc pas à un consensus scientifique établit sur une limite acceptable du réchauffement climatique permettant d’en limiter les dégâts, pas plus qu’il n’a fait l’objet d’une délibération démocratique. À ce titre, on peut faire un parallèle avec le seuil de limitation des déficits publics à 3% du PIB inscrit dans les traités européens, qui ne correspond à aucun consensus en sciences économiques sur un niveau optimal de déficit public et qui n’a jamais été débattu démocratiquement (en plus d’être un ratio à la signification très limitée puisqu’il rapporte un stock (le déficit) à un flux (le PIB)). Si ce seuil des 2 degrés s’est donc progressivement imposé comme repère, ce n’est pas forcément pour de bonnes raisons : c’est juste ce qui a été jugé acceptable politiquement et pas trop contraignant par les responsables politiques. Longtemps, des scientifiques et des États ont réclamé que le seuil jugé acceptable soit de 1,5 degré. La portée symbolique de son inscription dans l’accord est donc importante. Malheureusement, sa portée pratique, elle, est quasi-nulle comme expliqué plus haut : le degré et demi de réchauffement a déjà été émis et cette limite sera vraisemblablement impossible à respecter.

Au-delà de l’inscription symbolique des 1,5 degrés, de la reconnaissance des approches hors marché pour la lutte contre le réchauffement climatique (article 6, paragraphes 8 et 9, mais cela doit être relativisé par l’ouverture aux mécanismes de compensation type compensation carbone) et du renforcement du multilatéralisme que ce genre d’exercice diplomatique peut entraîner, il y a peu de raisons de se réjouir, bien au contraire. Cet accord est plutôt légalement contraignant comme indiqué par le paragraphe 2 de l’article 4, ce qui est une bonne nouvelle. Néanmoins, la contrainte légale ne porte pas sur les contributions volontaires des États, celles-ci étant de plus insuffisantes pour atteindre les objectifs de limitation à 1,5 ou à 2 degrés comme on l’explique plus bas (ce qui est reconnu dans le texte de l’accord à la page 3, paragraphe 17). Aucun objectif chiffré de réduction d’émission n’est précisé, ce qui atténue largement la portée de la contrainte légale : cette dernière ne porte donc sur rien de réellement concret, et aucun mécanisme de sanction n’est prévu à l’encontre des États qui n’agirait pas dans le sens de l’accord. Tout au plus le paragraphe 1 de l’article 4 dispose-t-il que:

« Dans le but d’atteindre l’objectif de température de long-terme inscrit à l’article 2, les parties projettent d’atteindre un pic global d’émissions de gaz à effet de serre aussi vite que possible, reconnaissant que ce pic prendra plus longtemps pour les pays en développement, et entreprendront des réductions rapides une fois ce pic passé en accord avec l’état de l’art scientifique, pour atteindre un équilibre entre les émissions d’origines humaines et la captation par les puits de gaz à effet de serre dans la seconde moitié de ce siècle, sur une base d’équité, et dans le contexte du développement durable et de l’éradication de la pauvreté. » (p. 22).

Les puits de gaz à effets de serre peuvent être autant les océans et les forêts que la captation carbone que promeuvent les adorateurs du « capitalisme vert ». Un mécanisme contribuant à la réduction des émissions et au développement durable pouvant être utilisé sur une base volontaire par les États et supervisé par organisme spécifique est instauré par le paragraphe 4 de l’article 6, mais sans précision sur son pouvoir et sans objectif chiffré. Un cadre de transparence est instauré par l’article 13 paragraphe 1, obligeant les parties à communiquer régulièrement un inventaire de leurs émissions d’origine humaine et les informations nécessaires à l’évaluation du respect de leur contribution volontaire (alors que, rappelons-le, aucune obligation légale ne pèse sur les États vis-à-vis de ces contributions car elles ne font pas partie de l’accord proprement dit). Un mécanisme non contraignant composé d’experts est institué par l’article 15 paragraphe 1 pour aider à la mise en œuvre de l’accord. En matière de financement, les pays développés sont simplement tenus de communiqué deux fois par an des informations quantitatives et qualitatives sur leurs engagements et les actions entreprises, notamment à destination des pays en développement, mais là aussi, aucun objectif chiffré n’est précisé (article 9, paragraphe 5). Il faut tout de même reconnaître ici que la considération des 100 milliards de dollars par an pour le Fonds vert pour le climat comme un plancher et non comme un plafond est une bonne nouvelle (p. 8). D’autant plus que ce chiffre est symbolique mais ne correspond pas à une estimation précise des besoins de financement annuels pour la lutte contre le réchauffement climatique et pour l’adaptation, qui seraient d’avantage de l’ordre de 45 000 milliards de dollars d’ici à 2050 d’après des économistes de l’OCDE (Della Croce et al., 2011), ce qui impliquerait un financement de 1300 milliards de dollars par an, soit treize fois ce qui est actuellement prévu ! Les pays en développement sont, eux, incités à communiquer régulièrement sur les progrès entrepris (article 11 paragraphe 4). Des révisions des contributions volontaires sont prévues tous les cinq ans à compter de 2025 (paragraphe 23, page 4). L’accord entrera en vigueur lorsque 55 parties représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre l’auront adopté selon les règles de leur législation nationale. Au-delà de l’absence d’objectif chiffré de réduction d’émission, d’autres manques importants sont à noter, comme le droit à compensation des États victimes du réchauffement climatique (il est même écrit explicitement que ces États n’y ont pas droit, paragraphe 52, p. 8) et le rôle des énergies fossiles dans le réchauffement climatique, ces dernières ne figurant pas une seule fois dans le texte.

En prévision de la COP21, les États ont planché sur leurs objectifs nationaux de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (greenhouse gases, GHG) qu’ils comptent mettre en œuvre d’ici à 2030. Dans le jargon, on appelle-ça les contributions volontaires des États (ou Intended Nationally Determined Contributions, INDCs). Ce sont les réductions de gaz à effet de serre que les États se proposent de mettre en œuvre (en principe) sur leur territoire. En l’absence d’objectif chiffré de réduction d’émissions dans l’accord lui-même, tout ou presque repose sur ces contributions volontaires. Ça vaut donc le coup d’y jeter un œil. Pour vous, Poisson Rouge est donc allé voir, et on vous récapitule (presque) tout dans le tableau suivant. Presque tout parce qu’on n’a pas pris l’ensemble des pays participants à la COP21 : le tableau présente les données pour les pays de l’OCDE et les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), autrement dit les riches et les gros émergents. Ces 39 pays représentent à eux-seuls 83% du PIB mondial, 60% de la population mondiale et environ 70% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. C’est donc de leur côté que tout se joue. Que nous montre ce beau tableau exactement ? La réduction de gaz à effet de serre que chaque pays prévoit d’ici à 2030 en proportion de ce qu’il émettait en 1990. Par exemple, les Américains prévoient de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 16% d’ici à 2030 par rapport à 1990 et l’Inde de les augmenter de 371%.

tableau cocoricop

 

Tableau 1. Objectifs de réduction des émissions de GHG en % d’ici à 2030 par rapport à 1990 pour chaque pays tels que déclarés pour la COP21. Une remarque : les États membres de l’Union européenne ainsi que la Norvège et l’Islande ont tous un niveau de réduction de leurs émissions de 40% d’ici à 2030 par rapport à 1990. En réalité, l’UE et ces deux pays ont décidé de réduire leurs émissions totales de 40%, mais la répartition pays par pays sera peut-être différente (elle n’est pas précisée dans la contribution de l’UE). Par défaut, on a donc considéré que chaque pays réduirait ses émissions de 40%.

Si on fait le compte, et bien, il n’y est pas. Pas du tout du tout du tout : comme il est reconnu dans l’accord lui-même, les contributions volontaires des États nous mettent sur la marche des 3 voire 4 degrés. En l’absence d’obligation chiffrée de réduction des émissions dans l’accord, rien ne vient véritablement corriger l’insuffisance des contributions des États, exceptées les spéculations sur les révisions quinquennales à partir de 2025. En calculant l’équivalence en émissions 2010 (sur lesquelles sont basés les scénarios du GIEC) des contributions volontaires des États basées sur 1990, en pondérant par leur part respective dans les émissions mondiales de 2010 et en faisant le total, on obtient le niveau global de réduction des émissions que l’on peut attendre d’ici à 2030 si chaque État s’en tient à et respecte sa contribution volontaire. On a pris les données d’émissions GHG de la base Edgar, qui est la plus complète en termes de GHG pour les années considérées, et on a fait le calcul sur les pays ci-dessus. Qu’obtient-on ? On parvient à une… augmentation des émissions mondiales de GHG de 3% d’ici à 2030. Le constat n’est pas meilleur en décomposant par groupe de pays : les émissions des pays de l’OCDE diminueront de 19% environ, tandis que celles des BRICS augmenteront de 23% environ. On est extrêmement loin des objectifs fixés par le GIEC : réduction des émissions mondiales de 40 à 70% d’ici à 2050 et réduction des émissions des pays riches de 80 à 95%. Comme on l’a dit, 30% des émissions mondiales de GHG ne sont pas pris en compte dans notre échantillon, mais il est bien peu probable que les pays concernés contrebalancent les pays de l’OCDE et les BRICS. Les scénarios du GIEC qui correspondent à ce résultat sont ceux parvenant à une concentration de GHG dans l’atmosphère de l’ordre de 550 ppm en 2100, ce qui rend l’objectif de rester sous 1,5 degré improbable (ndlr : chances de l’atteindre entre 0 et 33%), l’objectif de rester sous 2 degrés plus improbable que probable (ndlr : chances de l’atteindre entre 0 et moins que 50%) et les seuils de 3 et 4 degrés probables (ndlr : chances de les respecter entre 66 et 100%). Vous aurez noté la discordance des temps : les objectifs COP21 ont 2030 comme horizon, alors que les scénarios du GIEC ont 2050 puis 2100 comme horizon. À moins d’être aussi optimiste qu’un gouvernement social-libéral annonçant l’inversion de la courbe du chômage ou de faire preuve d’une croyance religieuse dans la technologie, il est difficile d’envisager que la différence entre 3% et 70% de réduction (ou même 40%, limite inférieure fixée par le GIEC) sera comblée en vingt ans entre 2030 et 2050 sans changement radical de système économique, étant donnés les conditions actuelles et l’Accord de Paris. En résumé, on est bon pour 4 degrés.

Note pour plus tard : penser à revoir Le Jour d’après pour apprendre à marcher au milieu de la tornade comme Dennis Quaid.

Bibliographie

Della Croce, R., Stewart, F., Yermo, J., 2011. Promoting longer-term investment by institutional investors: Selected issues and policies. OECD Journal: Financial Market Trends 1, 1–20.

IPCC, 2014. Climate Change 2014: Synthesis Report. Contribution of Working Groups I, II and III to the Fifth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change [Core Writing Team, R.K. Pachauri and L.A. Meyer (eds.)]. Intergovernmental Panel on Climate Change, Geneva, Switzerland.

United Nations Framework Convention on Climate Change, 2015. Adoption of the Paris Agreement (FCCC/CP/2015/L.9/Rev.1).

Teaser : dans les épisodes suivants, Poisson Rouge vous révélera la présence d’un amant dans le placard et dévoilera le secret des origines du réchauffement climatique.

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