Ciel, mon carbone ! Capitalisme, carbone et lutte des classes : non, le réchauffement climatique ne tombe pas du ciel. (3/3)

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Dans les épisodes précédents, on a fait le point sur le climat, la COP21 et on a dévoilé le pot-aux-roses des gaz à effet de serre importés et des transports internationaux. On n’a pas encore abordé une question absolument cruciale : d’où vient donc la crise du climat ?

Le réchauffement climatique est trop souvent présenté comme un phénomène apolitique, indépendant du type de société dans lequel nous vivons. A l’appui de ces propos se trouvent quelques écrits comme ceux de Jared Diamond qui dépolitisent complètement la perception des crises climatique et écologique actuelles : elles ne seraient que la reproduction à plus grande échelle de ce que n’ont cessé de faire les hommes au cours des millénaires précédents. Elles n’auraient ainsi aucune spécificité historique, donc aucune racine politique précise. Les thèses à la Diamond ont été largement critiquées car le récit de l’effondrement des sociétés pour causes environnementales est d’une part discutable, et d’autre part, la logique du mode de production capitaliste n’a rien à voir avec celles des sociétés précapitalistes (Hunt, 2007; Tanuro, 2012). Bien sûr, les limites écologiques à l’activité humaine ne sont pas propres au capitalisme. Ce qui l’est, c’est non seulement l’échelle de l’exploitation des ressources naturelles et des impacts sur l’environnement mais, surtout, le fait que l’exploitation est la raison d’être du système : l’accumulation de capital pour elle-même, c’est à dire l’accumulation infinie, assortie de la propriété privée des moyens de production définissent le capitalisme, et il faut bien que cette accumulation soit fondée sur quelque base matérielle.

Quoi qu’en disent les écolos qui, tel Jean-Vincent Placé, « veulent assumer l’économie de marché » et ne voient rien à redire au capitalisme (bon ok, on assimile un peu vite économie de marché et capitalisme, mais comme c’est pour se foutre de la gueule des écolos de droite on a le droit), les causes du réchauffement climatique ne sont pas indépendantes du capitalisme : elles-sont même le produit du mode de production capitaliste (on y revient).

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Graphique 1. Dans ta face Jean-Vincent Placé 1 : émissions de CO2 et mode de production capitaliste dans cinq grands pays industrialisés depuis 1751. Source des données : Carbon Dioxyde Information Analysis Center

Le graphique 1 montre que les émissions de CO2 ne sont pas indépendantes du capitalisme: elles sont historiquement situées. Elles augmentent considérablement à partir de la première Révolution industrielle, et leur progression ne s’arrête pour la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni qu’à l’orée des années 1980. N’allez pas croire, pourtant, que ces pays sont sur la bonne voie climatique : comme on l’a vu à l’épisode 2, il s’agit pour beaucoup de l’effet du déplacement des productions polluantes avec l’émergence du capitalisme globalisé. Dans la mesure où les émissions de CO2 sont en grande partie dues à la consommation d’énergie carbonées tels le charbon et le pétrole, jetons également un coup d’œil à l’utilisation d’énergie ces 208 dernières années.

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Graphique 2. Dans ta face Jean-Vincent Placé 2 : utilisation d’énergie et mode de production capitaliste dans trois grands pays industrialisés. Source des données : Energy History

Le constat est le même que pour le CO2 : l’essor du capitalisme entraîne une progression sans précédent de la consommation d’énergie. Quel est le lien avec le climat ?

Laissons donc la parole à Barry Commoner, figure tutélaire de l’environnementalisme américain et l’un des premiers écologistes modernes à avoir fait le lien entre crise écologique et capitalisme :

« La présence de l’acide carbonique a un effet particulier car cet élément laisse passer la plupart des radiations solaires, à l’exception de celles qui se situent dans la zone de l’infrarouge. L’acide carbonique exerce, dans ce sens, une action semblable à celle du verre qui laisse passer le rayonnement visible de la lumière et réfracte le rayonnement infrarouge. C’est ce qui fait que le verre est d’une si grande utilité pour la couverture des serres (…). L’énergie du rayonnement visible traverse le verre et elle est absorbée par le sol que recouvre la serre ; convertie en chaleur, elle est alors irradiée par le sol sous forme de rayonnement d’énergie infrarouge. Mais celle-ci se heurte alors au toit de la serre et se maintient à l’intérieur sous forme de chaleur. (…) Ainsi, plus l’atmosphère contiendra d’acide carbonique et plus forte sera la proportion des radiations solaires qui, transformées en chaleur, seront retenues sur la surface terrestre. (…) Cependant que d’énormes masses de végétation – qui allait se fossiliser et former le charbon, le pétrole, le gaz naturel – la température terrestre allait se rafraichir. Maintenant que nous brûlons ces combustibles fossiles et les transformons à nouveau en acide carbonique, le taux de concentration de l’acide carbonique dans l’atmosphère est en train de s’élever. (…) » (Commoner, 1972, pp. 32–33)

En résumé, par l’exploitation continuelle des ressources naturelles et notamment des énergies fossiles, le système capitaliste libère depuis 200 ans l’équivalent de millions d’années de stockage de carbone. Oups.

Là où tout a commencé

Ces constatations montrent que la crise climatique est une crise du capitalisme, mais elles ne nous disent pas comment tout cela a commencé. Pour le savoir, il faut remonter dans le temps et se déplacer dans l’espace, dans l’Angleterre de la première moitié du 19e siècle. A l’époque, les filatures de coton tenaient le haut du pavé industriel et les capitalistes cotonniers dominaient. C’est principalement de l’industrie du coton qu’a émergé l’économie fossile, c’est à dire l’économie fonctionnant sur des énergies fossiles c’est à dire sur le carbone. C’est donc là que se trouvent les racines historiques du réchauffement climatique, c’est là, dans la verdoyante campagne anglaise du 19e siècle, qu’il nous faut regarder pour comprendre l’émergence du dérèglement de la planète. Les filatures de coton fonctionnaient grâce à des moulins à eau, ce qui impliquait de se situer près d’une rivière. Une thèse couramment admise dans la littérature historique est que l’eau a été progressivement remplacée comme force motrice par le charbon car les bons emplacements près des rivières se font raréfiés (perspective de la rente ricardienne) et que la consommation de coton progressait trop par rapport à l’offre (perspective malthusienne). Cette version ricardo-malthusienne, introduite par E.A. Wrigley en 1962, s’est développée en un véritable paradigme de l’histoire économique pour expliquer l’émergence de l’économie basée sur le charbon et la révolution industrielle. En somme, un simple déterminisme économique a conduit à l’émergence de l’économie fossile. Comme le montre Andreas Malm (2013, 2014), la version ricardo-malthusienne de la transition du coton au charbon demande néanmoins à être sérieusement revisitée, pour une raison simple : elle ne correspond pas aux faits. À aucun moment en pleine émergence de l’industrie cotonnière anglaise celle-ci ne s’est retrouvée à cours d’eau ou d’emplacement adéquat en bord de rivière. Contrairement à ce que la vision en termes de révolution industrielle suggère, la transition de l’eau au charbon ne s’est pas faite en un jour et a pris presque toute la première moitié du 19e siècle, essentiellement parce que… le charbon a toujours coûté plus cher que l’eau, ressource gratuite. Alors, pourquoi, finalement, les industriels du coton passèrent-ils au charbon ?

Filature de coton vers 1820 (Manchester, Royaume-Uni) -  A Century of fine Cotton Spinning, 1790-1913. McConnel & Co. Ltd.

Filature de coton vers 1820 (Manchester, Royaume-Uni) – A Century of fine Cotton Spinning, 1790-1913. McConnel & Co. Ltd.

C’est là que capitalisme et luttes des classes entrent en scène. Pour comprendre, il nous faut revêtir nos lunettes communistes, si des fois nous les avions posées.

Trois raisons essentielles interviennent : d’abord, l’eau est une force motrice irrégulière, qui obligeait à des rythmes de production fragmentés. En régulariser le flux pour produire en continu nécessitait de construire des infrastructures tels que des barrages, requérant beaucoup de capitaux et une coopération entre capitalistes du coton. Cette coopération était en opposition directe avec la concurrence que se livraient ces mêmes capitalistes, alors que le charbon, lui, ne nécessitait aucune coopération pour permettre une production continue et régulière (Malm, 2014). Deuxième raison, la plupart des usines de coton étaient situées hors des grands centres urbains, près des rivières, ce qui rendaient difficile le recrutement de main d’œuvre et nécessitait la construction d’infrastructures pour la vie quotidienne. En gros : pas d’armée de réserve, un ouvrier perdu était difficile à remplacer. Trouver un moyen de se rapprocher des villes revenait non seulement à ne pas devoir construire des maisons et tout ce que nécessitaient les besoins élémentaires des ouvriers, mais permettait surtout d’avoir à sa disposition des milliers de travailleurs prêt à accepter un emploi à n’importe quelle condition ou presque. L’eau n’est pas mobile et imposait une contrainte sur l’emplacement des usines, le charbon lui, est mobile et peut-être livré et stocké sans problème au cœur des agglomérations urbaines. Troisième facteur, la journée de travail rythmée par l’eau rendait difficile la vie des travailleurs, qui devaient accepter de travailler quelques heures par-ci quelques heures par-là à toute heure pour complaire aux exigences des capitalistes cotonniers pour qui la journée de travail devait durer 13h. Dans les années 1830 éclatèrent une série de grèves visant à instaurer une limite au temps de travail de 10h par jour, une demande qui paraissait alors parfaitement irréaliste aux capitalistes cotonniers (toute ressemblance avec la ligne argumentaire de l’irréalisme contre tout programme de gauche contemporain n’est pas nécessairement fortuite).

Pour préserver leurs profits et s’émanciper du pouvoir des travailleurs, le charbon offrait aux capitalistes la source d’énergie parfaite. Le charbon émancipait les capitalistes de la contrainte posée par la surface de la Terre; en puisant dans ses entrailles, en libérant des millions d’années de carbone, les capitalistes purent renverser cette temporalité contrainte qui les gênaient tant : où le temps écologique de l’eau dictait le temps économique de la production, le temps figé du charbon permis au temps économique de devenir le métronome de la temporalité humaine, et des profits capitalistes. Le charbon était disponible à toute heure, permettant d’accélérer la production à tout moment, utilisable partout, surtout là où les travailleurs se comptent par centaines de milliers et où le rapport de force en leur faveur s’en trouve amoindri d’autant (Malm, 2013). En résumé, contrairement à ce que suggère la fable ricardo-malthusienne de la révolution industrielle, ce qui amena au charbon et à l’économie fossile n’est pas un déterminisme économique simpliste et « neutre », ce sont les relations de production propres au système capitaliste : la concurrence entre capitalistes qui contrevenait à la coopération nécessaire à une exploitation optimale des ressources en eau et la lutte des classes entre capitalistes et travailleurs, rendant nécessaires pour les premiers de contrôler les seconds via une source d’énergie malléable et utilisable à convenance partout, tout le temps. C’est aussi pendant la révolution industrielle que les mesures de l’énergie devinrent très importantes, car il fallait pouvoir mesurer les mérites respectifs des différentes forces motrices primaires : hommes, animaux, vent, eau, énergies fossiles (Osmer, 2015). L’histoire n’en étant pas à une ironie prés, les capitalistes cotonniers rendirent (presque) service aux travailleurs en adoptant le charbon. Comme le montre l’historien Timothy Mitchell (2009, 2013), le charbon est une énergie « démocratique » : son extraction nécessitait beaucoup de main-d’œuvre et l’expertise se situait plutôt dans les mains de l’ouvrier autonome au fond de la mine que dans celle du cadre gestionnaire en haut. Sa distribution, elle, se faisait principalement par le chemin de fer. Ces trois aspects firent qu’il était relativement facile pour les travailleurs du charbon et du chemin de fer d’en interrompre la production et la distribution pour faire avancer leurs droits sociaux et politiques. Selon Mitchell, c’est là l’une des causes de l’émergence des démocraties occidentales au 19e et 20e siècles, et ce qui motiva en partie le passage au pétrole comme moyen de casser le pouvoir des travailleurs de l’énergie charbonnière. Le pétrole, à l’inverse, par les caractéristiques de sa production et de sa distribution, est une énergie « non démocratique » et a contribué à façonner le capitalisme néolibéral que nous connaissons aujourd’hui. On précise quand même que le schéma du charbon « démocratique » n’est pas transposable partout, et Mitchell montre notamment pourquoi le charbon chinois n’a pas donné lieu à des évènements historiques semblables.

Contrairement à la vision apolitique et anhistorique que véhiculent souvent les discours sur la crise écologique et le changement climatique, ces derniers ne peuvent être dissociés du capitalisme : comme l’histoire le montre, ils sont un produit des relations de production capitalistes. Pour faire le lien avec le présent, cela doit nous interroger sur les modalités et la compatibilité d’une transition énergétique dans et avec le capitalisme. À l’encontre de ce que pensent certains économistes en pointe sur les relations économie – énergie, la question du capitalisme se pose, et on ne pourra pas longtemps en faire l’économie (ohohoh). Dire cela, ce n’est pas sombrer dans la pureté d’un gauchisme primaire consistant à dire que rien ne peut être fait dans le capitalisme. Beaucoup de choses peuvent être faites pour améliorer l’existant. Toutefois, on est persuadé (et on a raison) qu’un système basé sur la propriété privée des moyens de production et l’accumulation pour elle-même – considérant ce qu’impliquent les relations de production spécifiques à ce système – n’est pas compatible avec une société soutenable. On peut penser qu’une vraie social-démocratie, qui serait social-écologique et pas social-libérale avec tout ce que cela veut dire, améliorerait grandement l’existant. Mieux, elle pourrait créer, qui sait, des conditions révolutionnaires.

La bourgeoisie carbonisée

Revenons rapidement à l’époque récente. On dit souvent que la crise écologique ne serait pas affaire de lutte des classes, car nous sommes tous concernés, et que l’écologie dépasse donc les clivages politiques, qu’elle n’est « ni de droite ni de gauche », comme aiment à dire les gens de droite qui s’ignorent. Déjà, le court exposé historique ci-dessus devrait fortement nous faire douter du bien fondé de ce genre d’assertion (on a résumé à la truelle et on vous incite très très fortement à vous plonger dans les lectures qui inspirent ce billet, cf. la biblio au bas du texte). Un examen des inégalités environnementales devrait finir de nous convaincre qu’une vision apolitique de la crise écologique relève au mieux de l’ignorance, au pire de la malhonnêteté intellectuelle. La littérature sur les liens entre inégalités économiques et environnement et sur les inégalités environnementales proprement dites est abondante, on ne va pas la passer en revue ici. On se concentre sur Thomas Piketty et Lucas Chancel (2015), qui viennent de publier une étude sur les inégalités en matière d’émissions de gaz à effets de serre pour la période 1998-2013, portant sur le monde entier. Que nous apprennent-ils ?

«L’étude montre que les inégalités mondiales d’émissions de CO2e (ndlr : CO2e veut dire équivalent CO2 et mesure l’ensemble des gaz à effet de serre) entre individus ont diminué entre 1998 et aujourd’hui, en raison de la progression des classes moyennes et aisées dans les pays émergents et la stagnation relative des revenus et des émissions de la majorité de la population dans les pays industrialisés. Les inégalités de revenus et de CO2e ont cependant augmenté à l’intérieur des pays au cours des quinze dernières années. Les émissions de CO2e demeurent fortement concentrées aujourd’hui: les 10 % des individus les plus émetteurs sont aujourd’hui responsables de 45 % des émissions mondiales alors que les 50 % les moins émetteurs sont responsables de moins de 13 % des émissions ». (p. 5)

Ça rappelle étrangement l’état actuel de la distribution des richesses, vous ne trouvez pas ? On continue :

« Parmi les individus les plus émetteurs de la planète en 2013, nos estimations mettent en avant les 1 % les plus riches américains, luxembourgeois, singapouriens et saoudiens, avec des émissions annuelles par personne supérieures à 200tCO2e ». (p. 5)

Le 1%, toujours le même.

« A l’autre extrémité de la pyramide des émetteurs, on retrouve les individus les plus pauvres du Honduras, du Mozambique, du Rwanda et du Malawi, avec des émissions 2000 fois plus faibles, proches de 0.1tCO2e par personne et par an. » (p. 5)

Ça ne surprendra personne que les plus pauvres polluent le moins, mais le montrer précisément est toujours utile.

Enfin,

« Au milieu de la distribution mondiale des émetteurs (entre 6 et 7tCO2e par an), on retrouve des groupes tels que les 1 % les plus riches tanzaniens, une partie de la classe moyenne chinoise ou des européens aux revenus modestes (deuxième et troisième décile français et allemand par exemple). Les classes moyennes et aisées des pays émergents ont accru leurs émissions plus rapidement que tous les autres groupes sociaux à l’échelle mondiale au cours des 15 dernières années, avec des taux de croissance cumulés des émissions atteignant 40 % ». (p. 5)

Ces constats invitent à adopter une distance critique à l’égard des représentations des politiques climatiques comme d’un enjeu Nord contre Sud. Il s’agit, au moins autant, d’un combat entre la grande bourgeoisie mondiale et la majorité de la population ; même si des scissions politiquement exploitables pourraient apparaître entre la bourgeoisie dont la richesse est directement assise sur le carbone et une bourgeoisie favorable au « capitalisme vert ». Ce constat appelle aussi à une distance critique à l’égard des analyses faussement évidentes en termes de surpopulation. Quand les 10% les plus émetteurs causent 45% des gaz à effets de serre, le nombre d’habitants n’est peut-être pas le déterminant premier du réchauffement climatique (en fait, la population n’a jamais été le déterminant premier des problèmes environnementaux, on y reviendra peut-être). La baisse des émissions de la vie quotidienne de la majeure partie de la population nécessitera une transition énergétique massive, allant de l’isolation des logements à des transports publics gratuits, non polluants et efficaces, des modes de consommation rompant totalement avec toute logique consumériste et productiviste et des rythmes de production réalignant les temps économique et financier sur les temps écologiques. Cela nous paraît un tantinet difficile dans le mode de production capitaliste et l’Histoire ne cesse de montrer que les capitalistes ne s’en laisseront pas compter. Oui, la crise écologique est affaire de lutte des classes. Luttons.

Bibliographie

Commoner, B., 1972 (1971 pour l’édition américaine). L’encerclement – problèmes de survie en milieu terrestre. Éditions du Seuil, Paris

Malm, A., 2013. « The Origins of Fossil Capital: From Water to Steam in the British Cotton Industry ». Historical Materialism 21, 15–68.

Malm, A., 2014. « Fleeing the Flowing Commons: Robert Thom, Water Reservoir Schemes, and the Shift to Steam Power in Early Nineteenth-Century Britain ». Environmental History 19, 55–77. doi:10.1093/envhis/emt106

Mitchell, T., 2009. « Carbon democracy ». Economy and Society 38, 399–432. doi:10.1080/03085140903020598

Mitchell, T., 2013 (2009 pour l’édition américaine). Carbon democracy: le pouvoir politique à l’ère du pétrole. La Découverte, Paris.

Osmer, V. 2015. « Énergie et capitalisme:
éléments de réflexion pour une écologie révolutionnaire », ContreTemps 26

Piketty, T., Chancel, L., 2015. Carbon and inequality: from Kyoto to Paris. Trends in the global inequality of carbon emissions (1998-2013) and prospects for an equitable adaptation fund. Paris School of Economics.

Wrigley, E.A., 1962. « The Supply of Raw Materials in the Industrial Revolution ». The Economic History Review 15, 1–16. doi:10.2307/2593286

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Un commentaire sur “Ciel, mon carbone ! Capitalisme, carbone et lutte des classes : non, le réchauffement climatique ne tombe pas du ciel. (3/3)

  • Excellent article, merci ! C’est toujours agréable de lire formulées clairement des idées dont on a l’intuition sans avoir les arguments ou connaissances nécessaires pour le faire soit même; :-)

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